À Grenoble comme ailleurs, la police n’a pas à cibler les manifestant-e-s ! Qu’elle s’occupe donc des patrons délinquants !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE UNITAIRE – contact : solidaires.isere@orange.fr

Grenoble, mercredi 15 avril 2015.

Le jeudi 9 avril 2015, Solidaires, la CGT, FO et la FSU appelaient à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle dans tout le pays contre la loi Macron, contre l’austérité et pour de réelles politiques sociales.

À Grenoble, une manifestation avait notamment été appelée le matin sous ces mots d’ordre de l’intersyndicale, avant le défilé de l’après-midi. Elle a réuni plus de 400 personnes dans un cortège motivé et dynamique.

Il est environ 12h30, rue Émile Gueymard à Grenoble, lorsque les policiers déploient en trombe trois fourgons de police nationale soutenus par deux véhicules banalisés de la BAC et se jettent sur un manifestant présent au défilé qui vient de se rassembler devant la gare de Grenoble.

Cette charge policière, d’une réelle violence, avait pour but d’embarquer sans ménagement à l’Hôtel de Police un militant du syndicat Solidaires. De nombreux témoins et militant-e-s ont été matraqué-e-s, étranglé-e-s, jeté-e-s à terre sans motif pendant cette interpellation brutale.

Un rassemblement spontané d’une cinquantaine de personnes s’est formé devant l’Hôtel de Police pour exiger la libération immédiate du militant. Il a finalement été relâché après avoir subi pendant deux heures un contrôle d’identité et reçu une convocation ultérieure au commissariat.

Les organisations politiques et syndicales présentes condamnent ces agissements policiers injustifiés et l’usage sans discernement d’une violence disproportionnée. Il est pour nous totalement intolérable de voir les forces de l’ordre intervenir avec une telle brutalité.

Aujourd’hui en France, la répression des militant-e-s et des syndicalistes est récurrente : à Toulouse, un militant de Solidaires Étudiant-e-s a également été interpellé suite à une manifestation contre les grands projets inutiles et condamné sans preuve à 2 mois de prison ferme, 4 avec sursis et une amende. D’autres personnes ont également été condamnées pour avoir manifesté. 6 mois après le meurtre impuni de Rémi Fraisse, nous exigeons leur libération et participerons à encourager, créer et soutenir les initiatives de solidarité à leur égard.

Nous déclarons notre solidarité avec toutes les victimes des violences policières, avec les nombreux manifestant-e-s mutilé-e-s notamment par l’usage du flashball comme le pompier isérois Quentin Charron, et avec les militant-e-s emprisonné-e-s ; nous appelons les agents de police à refuser d’intervenir contre le mouvement social.

Car tandis que les patrons voyous pillent les services publics, pratiquent massivement la fraude fiscale et sont les premiers responsables du travail forcé et/ou dissimulé, tandis que les pouvoirs publics laissent à la rue dans la misère des milliers de personnes sans appliquer la réquisition légale des logements vides, celles et ceux qui sont visé-e-s par les contrôles et les violences, ce sont les manifestant-e-s, pas les délinquant-e-s en col blanc !

Nos luttes sont légitimes ! Notre solidarité est notre force !

Premiers signataires : Solidaires Isère, Précaires Solidaires, Sud PTT, Sud Rail, Solidaires Etudiant-e-s Grenoble, Sud Météo, Sud Education, C.I.I.P, la Patate Chaude, Alternative Libertaire, PCOF, PRCF, Nouveau Parti Anticapitaliste, NPA Jeunes, Mouvements des jeunes Communistes de l’Isère, JC Fontaine, Parti de Gauche de l’Isère, Ensemble-Isère, Les Alternatifs…

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