Austérité par Piolle digne d’un Valls ou la maladie du Tsipras [communiqué Union Locale Solidaires Isère]

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Politique d’austérité à Grenoble : Piolle et Valls même combat !

Alors que depuis 3 mois, les grenoblois-e-s se mobilisent contre la loi travail et son monde – le monde des banquiers, des fraudeurs fiscaux, des matraqueurs et des briseurs de présent et d’avenir – le maire et sa majorité municipale annoncent ce jeudi 9 juin un vaste plan d’austérité contre les services municipaux de la ville.

L’équipe municipale de Grenoble développe sa politique d’austérité sur la ville. Après les mesures de diminutions drastiques des subventions aux associations, à la culture et les suppressions d’emplois d’agents municipaux, le maire Eric Piolle passe à la vitesse supérieure. Il décide brutalement de fermer trois bibliothèques ainsi que trois « maisons des habitants », structures sociales de proximité dans des quartiers populaires. A cela s’ajoute la suppression de postes de soutien aux enfants en difficulté dans les écoles. La culture, le social et l’éducation sont les 3 sacrifiés d’Eric Piolle.

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A partir de 9 min 10 : « Les grenoblois ont trop sacralisés les services publics. » L’équipe municipale a choisie son camps.

Suite à la manifestation contre la loi travail, plus d’une centaine de manifestant-e-s se rendent à la mairie pour demander des comptes aux élu-e-s. Accueillis par des portes closes et la police municipale, la mairie est envahie et la conférence de presse du maire perturbée. Ce dernier n’assumera pas sa responsabilité devant les grenoblois-e-s : ce sont les CRS qui en bas se mettent en position, prêt à donner leur réponse politique, celle de la matraque.

Bien que la majorité municipale grenobloise aime à se présenter comme « alternative », « citoyenne », « anti-austérité » dans les médias nationaux, les faits locaux soulignent bien qu’ils mènent la même politique que les mairies PS ou encore LR.

L’austérité du gouvernement -que nous combattons fermement au quotidien- ne doit pas servir de cache sexe au manque de courage politique et aux choix de la mairie de Grenoble. Au même titre que nous exigeons de Valls le retrait sans condition de la loi travail, nous exigeons d’Eric Piolle l’abandon de ses mesures libérales et la mise en place de vraies politiques sociales pour la population.

Jeudi 9 juin 2016, à Grenoble.

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