Conseil municipal de Grenoble sous garde policière, les élus retranchés pour imposer l’austérité [communiqué union locale Solidaires Isère]

Les nombreuses mesures austéritaires annoncées par la ville de Grenoble le 9 juin dernier et imposées à marche forcée depuis ne passent décidemment pas aux yeux des grenoblois.es

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Puisqu’aucune concertation n’a eu lieu et que Piolle et la majorité municipale veulent passer en force, les agent.e.s et des habitant.e.s se sont mobilisé.e.s à plusieurs reprises pour demander le retrait de ce plan. Pas écouté.e.s, malgré des milliers de signatures récoltées par pétitions, ces dernier.e.s ont envahi ensemble le dernier conseil municipal lundi 11 juillet. La mairie décidera alors de le reporter au 18 juillet. Entre temps, et malgré les mobilisations précédentes, aucun dialogue n’a été mis en place par Piolle et son équipe.

Plutôt que d’ouvrir le débat ou de se concerter avec les agent.e.s et les habitant.e.s, la majorité municipale EELV-PG-ADES-ENSEMBLE a pris des mesures dignes du gouvernement Valls :

  • Important et provocant déploiement policier -avec chiens d’attaque- à la porte de la mairie, fermée « exceptionnellement » à 17h avec fouille et sélection des entrées « au faciès ». Si la personne est suspectée syndicaliste ou contestant l’austérité, elle est refoulée.

  • Usage d’une cinquantaine de sympathisant.e.s écolo-austéritaires convoqué.e.s en amont du conseil, avec permis de passer le sas policier, venu.e.s promptement remplir les sièges disponibles du conseil pour justifier que personne ne puisse plus y rentrer.

  • Passage à marche forcée des mesures antisociales et confirmation par les prises de paroles lors du conseil. Les premières fermetures de services publics sont désormais effectives…

Qu’on se le dise, Piolle et son équipe municipale ont promulgué de facto le huis clos pour le conseil municipal du 18 juillet 2016. Ils ont manœuvré pour faire passer leur plan à marche forcée, par des techniques administrativo-politiciennes, et sous garde policière !

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Ce 18 juillet, la mairie avait un air de 31 mars 2016, quand l’équipe municipale regardait sans réagir les grenoblois.es mobilisé.e.s contre la loi travail et son monde se faire matraquer, gazer et interpeller sous leurs vitres. Bienvenue dans une ville « apaisée » ! Vive la Pax Matraqua (nouvelle forme de la démocratie participative peut-être ?) !

Lorsque les manifestant.e.s ont tenté de rentrer dans la mairie, la police a frappé et un manifestant a été interpellé : Solidaires Isère exige qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, c’est Piolle et son équipe qui ont joué la provocation par leurs méthodes, par leur fermeture d’esprit et de mairie !

Contre le plan austéritaire-autoritaire, on ne se laissera pas faire ! Solidaires Isère appelle à renforcer à toutes les initiatives de l’intersyndicale des agent.e.s municipaux ou des collectifs d’habitant.e.s à venir, comme le 30 juillet devant la bibliothèque Hauquelain, à 11h30. C’est par la mobilisation indépendante des tactiques internes des différents blocs qui composent le conseil municipal que les agent.e.s et les habitant.e.s, par les résistances syndicales et populaires, feront reculer l’austérité, qu’elle soit portée par des élus de droite, de gauche, ou encore écolos, à Grenoble comme partout ailleurs !

Solidaires Isère, le 19 juillet 2016.

Quelques liens pour en savoir plus:

 

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