Conditions de travail et exploitation abjectes à l’IAE et l’INP

Les masters management de l’innovation (IAE) sont actuellement utilisé-e-s comme main d’oeuvre gratuite à l’INP pour effectuer des travaux d’aménagement, au nom d’une formation au « prototypage de projet » : la novlangue hypocrite a encore frappé.

Ils disposent d’un masque de protection pour 40 étudiant-e-s, 4 combinaisons de protection, pas assez de paires de gants : des accidents sont déjà survenus.

Jeudi matin l’électricité centrale du bâtiment n’était pas coupée; pourtant des fils d’alimentation pendaient à l’air libre, exposant à des grand dangers les étudiant-e-s. Pas de harnais à 3 mètres de hauteur, et j’en passe !

Et pour quoi ? Pour qui ?

– Il n’y a pas eu d’info communiquée aux étudiant-e-s au début du « projet » de rénovation : personne n’était au courant que de tels travaux les attendaient. Un flou est maintenu quand aux commanditaires du projet; le groupe Promising finançant le projet ? L’IAE, ou L’INP ? Peu importe, on ne met personne au courant dans la formation.

– Avec des conditions abjectes : 8-22h pour l’horaire, la journée finissant d’après l’emploi du temps théorique à 17h; mais comme la salle doit être utilisable du jeudi au vendredi, il est demandé « gracieusement » aux étudiant-e-s de rester jusqu’à la nuit.

– Tout ça se fait dans le cadre de partenariats public- privés venus avec la loi relative aux universités : Ikea, Castorama et le fameux groupe Promising sont impliqués mais sans que plus de détails soient donnés aux gens sur leurs « employeurs »

– L’encadrement est minimal, 2 personnes extérieures seulement, dont une seule formée sur le BTP assurant une présence permanente. Les enseignants et administratifs laissent tout bonnement les gens  à eux-mêmes

– Mais les sandwiches sont offerts…

Ainsi, face à cette discrète exploitation, face à ces conditions de travail typiques du management ultralibéral, où on table sur l’esprit d’équipe et les pressions individuelles pour exploiter son prochain, nous devons réagir pour défendre une université indépendante et critique, plus qu’une école de la résignation. Nous étudions dès maintenant les suites judiciaires à donner à cette affaire avec le syndicat Précaires Solidaires.

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