Incendie à Condillac : De l’amiante dans les décombres ! ( et pas que … )

Vendredi 16 février, le bloc 3 de la résidence universitaire Condillac « Vieux » a pris feu et a laissé 106 étudiant-e-s sans accès à leur affaires, même non touchées par l’incendie, jusqu’à nouvel ordre. Certain-e-s des résident-e-s sont rentré-e-s dans leur famille pour les vacances, d’autres majoritairement étrangers ont été temporairement relogé-e-s dans les résidences universitaires Village Olympique et Le Rabot.Les étudiant-e-s avaient bon espoir de récupérer leurs effets personnels intacts dans la semaine. Le CROUS les a en effet convoqué à différents créneaux jeudi 23 et vendredi 24 pendant lesquels une entreprise spécialisée empaquetait leurs affaires pour les leur remettre ensuite.Jeudi soir, une partie des résident-e-s a donc rapporté ses vêtements et appareils électroniques avec eux. Cependant, vendredi matin, le reste des résident-e-s s’est vu refuser la remise de leurs effets pour cause de contamination à l’amiante. Ce matériau n’étant pas réputé pour rester confiné à quelques mètres carrés, il est logique que la totalité du bâtiment, des affaires et des personnes y résidant soit contaminée également (bloc 1 et bloc 2 inclus). À moins que le « nuage d’amiante », comme un certain nuage de produits radioactifs en 1986, n’ait contourné certaines chambres, nous revendiquons :

– L’avertissement immédiat par des experts sur les dangers de l’amiante de la totalité des résident-e-s de Condillac « Vieux », et notamment ceux qui ont pu partir avec leurs effets sans information.

– La prise en charge et le suivi médical de la totalité des résident-e-s de Condillac « Vieux », et en particulier des sinistré-e-s du bloc 3, aux frais du CROUS ou de la Préfecture.

– L’évacuation par précaution des blocs 1 et 2 du bâtiment non touchés par le feu, ainsi que le relogement de tou-te-s les étudiant-e-s concerné-e-s.

– Le remboursement par l’assurance du CROUS des affaires intactes mais contaminées donc inutilisables.

Un tel incident sanitaire soulève des interrogations préoccupantes sur le respect des normes en vigueur dans les résidences universitaires. De plus, il nous a été rapporté que Condillac « Vieux » ne disposait pas de portes « coupe feu » pourtant obligatoires. Nous exigeons donc :

– La vérification des normes de sécurité dans la totalité des résidences du CROUS, à Grenoble et partout en France.

– Le désamiantage des résidences CROUS construites avant 1997, à Grenoble et partout en France.

Cette grave révélation de contamination à l’amiante intervient dans un contexte déjà catastrophique quant à la gestion des conséquence de l’incendie par le CROUS, l’Université Grenoble Alpes et la Préfecture (voir à ce sujet notre précédent communiqué du 24 février).

Il est urgent que ces institutions prennent leurs responsabilités. Solidaires Étudiant-e-s sera présent lundi 27 février à 9h devant la direction du CROUS 5 rue d’Arsonval pour s’en assurer.


Plus de moyen pour les CROUS !

Plus de transparence dans les institutions publiques !

Plus de considération pour les étudiant-e-s, français-e-s ou non !

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