Communiqué : Incendies des Jardins d’Utopie

Mise à jour au 22/04 à 16h : les jardins sont actuellement et pour la 2nde fois en moins de 10 jours victimes des flammes. L’incendie est bien plus destructeur que celui du dimanche 15 : https://www.facebook.com/alain.deraucourt/videos/10156260293908373/?hc_ref=ARSlW8AoKeKJN924VQfI5zyLIq3pmgTy76-mj6dfO6PgyEn1GeV75AXZ2xtkZpfIVnM

Communiqué :

Le 20 avril 2018,
à Saint Martin d’Hères

Actes incendiaires sur le campus

Ont lieu sur le campus universitaire des actes de violence répétés que nous, syndicats
étudiants luttant au sein du mouvement pour l’accès de tous à l’université, tenons à dénoncer.
Ce vendredi 20 avril, en début d’après-midi, un feu a commencé a embraser une cabane des Jardins d’Utopie, parcelle cultivée ouverte aux étudiant-e-s, ayant pour but d’offrir une familiarisation avec le jardinage et dans le même temps, un refuge aux personnes sans domicile fixe. Heureusement, le feu fut rapidement éteint.
Dimanche dernier, le 15 avril, un autre incendie ravageait une cabane – heureusement son occupant se trouvait avec les étudiant-e-s en lutte au Centre de Langues Vivantes occupé, non loin. Il a en revanche perdu ses affaires, notamment ses livres, dans les flammes.
Le dimanche 8 avril, l’un des occupants des Jardins d’Utopie a déclaré avoir aperçu deux personnes tentant de lancer un feu sur les cabanes, qui prirent la fuite après qu’il le virent sortir de sa tente.
Ces trois tentatives d’embrasement sont très inquiétantes. La tenue d’un mouvement social sur le campus, surtout s’il est démocratique, et clair quand au refus des dégradations des locaux, est une cible potentielle idéale pour des actes violents isolés. Les Jardins d’Utopie sont un lieu de rendez-vous lors d’initiatives militantes du campus : dès lors on ne saurait choisir symbole plus emblématique – et vulnérable- si l’on voulait menacer la mobilisation. Par chance, les incendiaires n’ont encore blessé personne.

Ces actions criminelles n’entameront pas notre volonté que ce mouvement reste
pacifique, bien au contraire. En revanche, nous aimerions que la présidence, peu avare en communiqués calomnieux dépeignant une mobilisation illégitime, sans jamais essayer de dialoguer sans menaces avec les étudiante-s mobilisé-es, dénonce au plus vite ces attaques bien réelles.

20180415_151156.jpgLa cabane incendiée dimanche 15 avril

Signataires : Solidaires étudiant-e-s, UNEF, CNT, AREGA