Lettre ouverte à la Présidente de la COMUE Madame Lise DUMASY et au Président de l’UGA Monsieur Patrick LÉVY

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Madame la présidente de notre communauté universitaire, Monsieur le président de l’université,
Madame Dumasy, Monsieur Lévy,

Nous vous adressons cette lettre suite à une agression subie par un militant.

Dimanche 4 février au soir, lors d’un collage d’affiches organisé par les organisations étudiantes et de jeunesses, portant sur la réforme défendue par la ministre Frédérique Vidal, un étudiant a été victime d’un assaut de la part des forces de « sécurité » du campus. Les voitures des gardes, phares éteints, ont foncé sur des militant·e·s, entraînant la fuite de ces dernièr·e·s. L’un d’eux dans la peur et la précipitation a chuté : la voiture s’est arrêté brutalement à très grande proximité de l’étudiant au sol. Les gardes l’ont maintenu par terre, exigeant de lui qu’il décline son identité avant de lui ordonner de s’en aller. Ouvert à la jambe, aux bras et aux mains, il fut emmené rapidement consulter un médecin où ces blessures furent constatées.

Pendant que les gardes intimident les militant·e·s, le bâtiment Stendhal subit tranquillement des cambriolages. La compagnie de sécurité n’est pas aussi zélée lorsqu’il s’agit de protéger les bâtiments du service public.
Ce n’est pas la première fois qu’une affaire de ce genre se produit. Durant la période de mobilisation des étudiant·e·s et des personnels contre la loi Travail, les gardes de sécurité avaient déjà agressé physiquement des représentants syndicaux étudiants de l’UNEF et de Solidaires. Ainsi au vu des faits et de ces actes disproportionnés de violence, nous vous exprimons franchement et avec quelque peu de colère, nos revendications :

1/ Nous vous demandons solennellement de condamner publiquement les agissements des gardes de sécurité. Un traitement de criminel réservé à des étudiant·e·s qui souhaitent simplement informer sur les réformes en cours n’est pas acceptable.

2/ De prendre des mesures concrètes pour que les auteurs de ces violences, salariés d’une entreprise de sécurité privée, soient sanctionnés et que de tels agissements ne se reproduisent plus. Que les personnels et les étudiant·e·s qui collent et donnent de leur temps dans l’intérêt de tou·te·s les membres de notre université ne soient plus réprimé·e·s.

3/ Une nouvelle fois et avec insistance de prendre des mesures pour construire en nombre suffisant des zones d’affichages libres en extérieur, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Ce qui permettrait de régler simplement et sans heurt le problème des dégradations dû aux collages pourtant nécessaires afin que les étudiant·e·s soient correctement informé·e·s.

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Analyse : réforme de la licence

Le « Plan Étudiants » annoncé par la ministre Frédérique VIDAL est un dispositif complexe qui va être mis en place sur plusieurs années. Seulement certains aspects font actuellement l’objet de discussions et de projets de lois, notamment sur l’entrée à l’université ou la réforme du Baccalauréat.
L’analyse que nous proposons ci-dessous est donc susceptible d’être modifiée au fil des informations que nous récolterons.
Ce texte reprend le travail de la commission « Enseignement Supérieur et Recherche » de la Fédération Solidaires Étudiant-e-s.

Texte d’analyse sur la réforme de la Licence à l’université

Contenu

I/ Contrat de réussite pédagogique

Le gouvernement compte contractualisé le lien entre l’étudiant·e et son établissement via l’instauration de contrat dit « de réussite pédagogique ». Ces contrats mis en place avec la sélection en licence contiendra : la durée de la licence qui pourra varier de 2 à 4 ans, les différentes obligations pour la valider comme le type d’Unité d’Enseignement (UE) à valider, l’obligation de passer des certifications payantes (tests TOEFL, TOEIC ou autre) ou la présence de notes éliminatoires.

Cette individualisation des parcours va diminuer les droits des étudiant·e·s en retirant l’interdiction de note éliminatoire ou le principe de la compensation entre UE, actuellement régie nationalement par l’arrêté licence de 2011 [1].

II/ Modularisation

Actuellement les licences sont des diplômes se faisant en 3 ans et nécessitant 180 crédits ECTS. L’idée du gouvernement est de supprimer la première obligation. Seul le nombre de crédits ECTS conditionnera l’obtention du diplôme.

Les étudiant·e·s auront à choisir un certain nombre d’UE chaque semestre. L’inscription ne se fera plus pour tout le semestre ou tout le parcours mais pour chaque UE. Et ceux qui n’auraient pas les « attendus » (ou pré-requis) pour s’inscrire dans certaines UE se verront proposés des UE dites « de remises de niveau »[2].

Par conséquent les UE seront grandement indépendantes entre elles, possiblement sans lien : 2 étudiant·e·s licenciés de la même filière auront eu des enseignements très différents.

Cela a pour conséquence la destruction des maquettes de formation actuelles. En effet, jusqu’à maintenant les équipes pédagogiques concevaient dans chaque établissement l’architecture des diplômes. Cette architecture permettait que les UE est un lien entre elles et de garantir une progression continue sur les trois ans. Avec la modularisation, l’atteinte d’un niveau global en fin de Licence n’est plus garanti. Lire la suite

Communiqué : communication sexiste d’une soirée étudiante

Vous trouverez ci-dessous notre communiqué de presse concernant la promotion sexiste d’une soirée initialement organisée par le BDE (bureau des étudiants) de l’école Polytech Grenoble, ce mercredi 7/02.

Envoyé à la presse et à l’Université Grenoble Alpes ce lundi 5/02 au matin, l’image et l’intitulé de l’événement Facebook ont été modifiées par le BDE dans les heures qui ont suivi, et finalement la soirée a été totalement annulée dans l’après-midi.

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Communiqué : la fin de la compensation entre les UE ?

Vous trouverez ci-dessous l’expression de notre Fédération Solidaires Étudiant-es, sur l’une des mesures du « Plan Étudiants » ou le projet de loi relative à l’orientation et la réussite de étudiants.

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Comment faire face à cette réforme qui détruit le diplôme du BAC, instaure la sélection à l’entrée de la fac et pénalise les étudiants précaires ?

Rendez-vous mercredi 31/01 à 12h en Galerie des Amphis de l’UGA
pour une Assemblée Générale !

Et le lendemain, le 1/02, une journée d’action nationale aura lieu !
(plus d’informations prochainement)