Mardi 28 novembre : Élections des réprésentant-es étudiant-es

Ce mardi 28 novembre ont lieu les élections des réprésentant-es étudiant-es aux conseils centraux de l’Université Grenoble Alpes. Nous présentons 3 listes : 1 au Conseil d’Administration (CA) et 2 au Conseil de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) dans les secteurs Langues Sciences Humaines et Sociales (LSHS) et Droit Économie Gestion (DEG). Les bureaux de votes seront ouverts de 9h à 17h. Pour savoir où voter, connectez-vous sur le portail LEO de l’UGA.

Défendons une université publique, juste et de qualité !

 

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La police cible Solidaires Etudiant.e.s lors du soutien à Théo : nous ne nous laisserons pas intimider !

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Nous étions environ trois cents personnes, ce vendredi 10 février, à manifester contre l’arbitraire policier qui s’est malheureusement abattu cette semaine sur Théo. En tant que syndicalistes nous ne pouvons accepter que les forces publiques se livrent impunément à des tortures sexuelles, quand nous savons déjà toute la violence qui s’abat sur les populations les plus précaires et qui a aussi touché les manifestant.e.s contre la Loi Travail, certains aux prix de leurs yeux. Nous n’acceptons aucune domination, aucune discrimination ou ségrégation entre les travailleur.se.s de ce pays, qu’ils soient employé.e.s ou non, précaires ou étudiant.e.s.

Les sept camarades de notre syndicat qui ont défilé.e.s calmement en solidarité avec Théo ont été victimes d’un contrôle policier abusif à la fin de la manifestation alors qu’ils étaient déjà bien loin de son lieu de dissolution. C’est brutalement que la police s’est livrée à ce contrôle, n’hésitant pas à provoquer et bousculer physiquement les militant.e.s pourtant pacifiques.

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Au final, quelques dégâts matériels et petites blessures dûs à la fouille sans ménagement des forces de l’ordre, et une volonté tenace de ne pas céder à l’arbitraire policier. Pour Théo, pour l’ensemble des victimes des violences policières dans ce pays comme Adama, Zyed et Bouna, nous appellerons prochainement avec d’autres syndicats à une nouvelle manifestation de protestation. Aux discriminations, à la ségrégation, à la brutalité et à la division, nous répliquerons par l’unité de la population, des syndicats d’étudiant.e.s et de salarié.e.s.

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Fiches de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s ! L’UGA attaque les plus précaires !

Nouvelle trouvaille de notre chère direction politique de l’UGA : mettre en place des fiches de contrôle de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s. Nous n’avons pas de mot assez dur pour expliquer ce que cela constitue contre les étudiant.e.s les plus précaires. Discriminantes, infantilisantes, facteurs de stress et d’échec, ces pressions envers les plus démuni.e.s qui travaillent à l’université doivent cesser immédiatement !

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Les étudiant.e.s les plus pauvres savent déjà ce qu’est ce privilège précaire d’étudier dans l’enseignement supérieur : leur condition sociale, familiale, le leur rappelle tous les jours ! Elle leur rappelle aussi tous les jours qu’ils doivent travailler s’ils veulent pouvoir manger, se loger et vivre. Car l’échelon de bourse le plus élevé est encore en dessous du taux de pauvreté, plus d’un.e étudiant.e sur deux est salarié.e, un.e sur deux rate ses études et plus d’un quart des étudiant.e.s est pauvre (et encore ces derniers chiffres sont sans doute sous-estimés) !

Ainsi, la nouvelle université fusionnée UGA, présidée par Madame Dumasy c’est : les étudiant.e.s contractuel.le.s non payé.e.s et refus de la mensualisation de leurs salaires, la suppression des primes au petit personnel, le petit gratin des directeurs de service arrosé.e.s à hauteur de 27000 € par personne, la baisse des dotations pour les UFR, la recherche pour l’armement, les contrats publics-privés, les fiches de contrôle pour les boursier.e.s etc … En somme, l’université du fric, de l’indécence, du mépris et de l’intolérance pour les travailleur.se.s, étudiant.e.s ou personnel.le.s !

Non, ce n’est pas par des moyens disciplinaires et autoritaires que nous arriverons à intégrer et faire réussir les étudiant.e.s boursier.e.s dans l’université mais au contraire en les soutenant et en mettant tout en place pour leur permettre de suivre leurs études convenablement. Nous exigeons donc :

  • La suppression immédiate de ces fiches de présence discriminantes à l’égard des étudiant.e.s boursier.e.s.

  • La mise en place généralisée de dispenses d’assiduité pour tout contrat de travail étudiant.

  • Le boycott par les étudiant.e.s et les personnels de ces fiches.

  • Une véritable politique sociale pour les étudiant.e.s les plus précaires mise en place par l’Université s’opposant à la rigueur budgétaire imposée nationalement, et avec une véritable communication d’ampleur faite pour que les étudiant.e.s connaissent leurs droits.

Pour ce qui est du CROUS, nous rappelons les revendications que nous portons à Solidaires Etudiant.e.s :

A court terme : revalorisation immédiate de l’ensemble des échelons de bourse à hauteur de 25 % et multiplication des échelons pour une plus grande progressivité.

A long terme : mise en place d’un salaire étudiant car celui-ci est un travailleur en formation qui a besoin de vivre dignement et indépendamment. Ainsi nous libérerons les énergies intellectuelles et matérielles nécessaires au progrès social !

Notre intervention en faveur de l’accueil des réfugié.e.s et de la solidarité internationale

Voici l’intervention que nous avons réalisée vendredi 4 novembre à la fin de la manifestation de défense de l’accueil des réfugié.e.s sur le campus.

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Tout d’abord, nous voulions affirmer haut et fort qu’en tant qu’organisation étudiante, nous sommes fier.e.s d’accueillir des réfugié.e.s sur notre campus.

Toute femme et tout homme a le droit de vivre dignement, d’avoir un toit, un travail et les autres ont le devoir, l’obligation de les aider en ce but.

C’est aussi pour cela que nous incitons vivement les étudiant.e.s à s’organiser syndicalement et à s’impliquer dans le Réseau Université Sans Frontière qui fait un très bon travail d’aide aux migrant.e.s sur notre campus, notre lieu d’étude.

Mais s’il est important de lutter contre ces conséquences humanitaires désastreuses, il est encore plus important d’attaquer les causes réelles des migrations. Personne ne quitte tous ceux qu’il aime sans raison : il nous faut pointer les raisons économiques, politiques, militaires, écologiques du départ des réfugié.e.s.

La priorité est donc d’attaquer la politique guerrière et impérialiste de l’État Français ! État qui pille le continent africain, qui bloque le processus de paix en Syrie, qui soutient effrontément le président Erdogan dans l’instauration de son autocratie en Turquie, ou encore qui place des milliards dans l’armement alors qu’il devrait les placer dans l’emploi !

Nous ne pouvons que comprendre la crainte et la peur de la population en période de crise sociale à la vue des guerres, des attentats, et des réfugié.e.s qui viennent trouver asile ici. C’est pourquoi c’est à nous de montre que le vrai problème au niveau de l’emploi, c’est le Capital ! Et qu’au niveau de l’immigration, c’est l’impérialisme du Capital !

Solidarité entre les peuples, et guerre à l’impérialisme !

Voir le reportage de Place Gre’net ici : https://vimeo.com/190349184