La police cible Solidaires Etudiant.e.s lors du soutien à Théo : nous ne nous laisserons pas intimider !

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Nous étions environ trois cents personnes, ce vendredi 10 février, à manifester contre l’arbitraire policier qui s’est malheureusement abattu cette semaine sur Théo. En tant que syndicalistes nous ne pouvons accepter que les forces publiques se livrent impunément à des tortures sexuelles, quand nous savons déjà toute la violence qui s’abat sur les populations les plus précaires et qui a aussi touché les manifestant.e.s contre la Loi Travail, certains aux prix de leurs yeux. Nous n’acceptons aucune domination, aucune discrimination ou ségrégation entre les travailleur.se.s de ce pays, qu’ils soient employé.e.s ou non, précaires ou étudiant.e.s.

Les sept camarades de notre syndicat qui ont défilé.e.s calmement en solidarité avec Théo ont été victimes d’un contrôle policier abusif à la fin de la manifestation alors qu’ils étaient déjà bien loin de son lieu de dissolution. C’est brutalement que la police s’est livrée à ce contrôle, n’hésitant pas à provoquer et bousculer physiquement les militant.e.s pourtant pacifiques.

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Au final, quelques dégâts matériels et petites blessures dûs à la fouille sans ménagement des forces de l’ordre, et une volonté tenace de ne pas céder à l’arbitraire policier. Pour Théo, pour l’ensemble des victimes des violences policières dans ce pays comme Adama, Zyed et Bouna, nous appellerons prochainement avec d’autres syndicats à une nouvelle manifestation de protestation. Aux discriminations, à la ségrégation, à la brutalité et à la division, nous répliquerons par l’unité de la population, des syndicats d’étudiant.e.s et de salarié.e.s.

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Fiches de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s ! L’UGA attaque les plus précaires !

Nouvelle trouvaille de notre chère direction politique de l’UGA : mettre en place des fiches de contrôle de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s. Nous n’avons pas de mot assez dur pour expliquer ce que cela constitue contre les étudiant.e.s les plus précaires. Discriminantes, infantilisantes, facteurs de stress et d’échec, ces pressions envers les plus démuni.e.s qui travaillent à l’université doivent cesser immédiatement !

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Les étudiant.e.s les plus pauvres savent déjà ce qu’est ce privilège précaire d’étudier dans l’enseignement supérieur : leur condition sociale, familiale, le leur rappelle tous les jours ! Elle leur rappelle aussi tous les jours qu’ils doivent travailler s’ils veulent pouvoir manger, se loger et vivre. Car l’échelon de bourse le plus élevé est encore en dessous du taux de pauvreté, plus d’un.e étudiant.e sur deux est salarié.e, un.e sur deux rate ses études et plus d’un quart des étudiant.e.s est pauvre (et encore ces derniers chiffres sont sans doute sous-estimés) !

Ainsi, la nouvelle université fusionnée UGA, présidée par Madame Dumasy c’est : les étudiant.e.s contractuel.le.s non payé.e.s et refus de la mensualisation de leurs salaires, la suppression des primes au petit personnel, le petit gratin des directeurs de service arrosé.e.s à hauteur de 27000 € par personne, la baisse des dotations pour les UFR, la recherche pour l’armement, les contrats publics-privés, les fiches de contrôle pour les boursier.e.s etc … En somme, l’université du fric, de l’indécence, du mépris et de l’intolérance pour les travailleur.se.s, étudiant.e.s ou personnel.le.s !

Non, ce n’est pas par des moyens disciplinaires et autoritaires que nous arriverons à intégrer et faire réussir les étudiant.e.s boursier.e.s dans l’université mais au contraire en les soutenant et en mettant tout en place pour leur permettre de suivre leurs études convenablement. Nous exigeons donc :

  • La suppression immédiate de ces fiches de présence discriminantes à l’égard des étudiant.e.s boursier.e.s.

  • La mise en place généralisée de dispenses d’assiduité pour tout contrat de travail étudiant.

  • Le boycott par les étudiant.e.s et les personnels de ces fiches.

  • Une véritable politique sociale pour les étudiant.e.s les plus précaires mise en place par l’Université s’opposant à la rigueur budgétaire imposée nationalement, et avec une véritable communication d’ampleur faite pour que les étudiant.e.s connaissent leurs droits.

Pour ce qui est du CROUS, nous rappelons les revendications que nous portons à Solidaires Etudiant.e.s :

A court terme : revalorisation immédiate de l’ensemble des échelons de bourse à hauteur de 25 % et multiplication des échelons pour une plus grande progressivité.

A long terme : mise en place d’un salaire étudiant car celui-ci est un travailleur en formation qui a besoin de vivre dignement et indépendamment. Ainsi nous libérerons les énergies intellectuelles et matérielles nécessaires au progrès social !

Lettre Ouverte à Madame Lise Dumasy, présidente de l’Université Grenoble Alpes, et Monsieur Patrick Lévy, président de la ComUE

Rassemblement demain 8h devant le Conseil d’Administration de l’Université Grenoble Alpes (IMAG, bat. F, 60 rue de la chimie)

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Pétition pour une juste répartition des primes des personnels : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Presidence_Universite_Grenoble_Alpes_Maintien_de_la_prime_de_fin_dannee_pour_les_personnels_BIATSS

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Notre intervention en faveur de l’accueil des réfugié.e.s et de la solidarité internationale

Voici l’intervention que nous avons réalisée vendredi 4 novembre à la fin de la manifestation de défense de l’accueil des réfugié.e.s sur le campus.

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Tout d’abord, nous voulions affirmer haut et fort qu’en tant qu’organisation étudiante, nous sommes fier.e.s d’accueillir des réfugié.e.s sur notre campus.

Toute femme et tout homme a le droit de vivre dignement, d’avoir un toit, un travail et les autres ont le devoir, l’obligation de les aider en ce but.

C’est aussi pour cela que nous incitons vivement les étudiant.e.s à s’organiser syndicalement et à s’impliquer dans le Réseau Université Sans Frontière qui fait un très bon travail d’aide aux migrant.e.s sur notre campus, notre lieu d’étude.

Mais s’il est important de lutter contre ces conséquences humanitaires désastreuses, il est encore plus important d’attaquer les causes réelles des migrations. Personne ne quitte tous ceux qu’il aime sans raison : il nous faut pointer les raisons économiques, politiques, militaires, écologiques du départ des réfugié.e.s.

La priorité est donc d’attaquer la politique guerrière et impérialiste de l’État Français ! État qui pille le continent africain, qui bloque le processus de paix en Syrie, qui soutient effrontément le président Erdogan dans l’instauration de son autocratie en Turquie, ou encore qui place des milliards dans l’armement alors qu’il devrait les placer dans l’emploi !

Nous ne pouvons que comprendre la crainte et la peur de la population en période de crise sociale à la vue des guerres, des attentats, et des réfugié.e.s qui viennent trouver asile ici. C’est pourquoi c’est à nous de montre que le vrai problème au niveau de l’emploi, c’est le Capital ! Et qu’au niveau de l’immigration, c’est l’impérialisme du Capital !

Solidarité entre les peuples, et guerre à l’impérialisme !

Voir le reportage de Place Gre’net ici : https://vimeo.com/190349184

Notre petite visite au conseil municipal de Mr. Piolle !

Qu’elles soient rouge, rose, verte, bleue, noire : nous combattrons les mesures d’austérité d’où qu’elles viennent ! Nous ne les laisserons pas faire : prochain conseil municipal le 11 juillet ! Réservons-leur un gros comité d’accueil et empêchons- les !

Le communiqué de l’Union Locale Solidaires sur les mesures de Manuel euh… Piolle !

Politique d’austérité à Grenoble : Piolle et Valls même combat !

Alors que depuis 3 mois, les grenoblois-e-s se mobilisent contre la loi travail et son monde – le monde des banquiers, des fraudeurs fiscaux, des matraqueurs et des briseurs de présent et d’avenir – le maire et sa majorité municipale annoncent ce jeudi 9 juin un vaste plan d’austérité contre les services municipaux de la ville.

L’équipe municipale de Grenoble développe sa politique d’austérité sur la ville. Après les mesures de diminutions drastiques des subventions aux associations, à la culture et les suppressions d’emplois d’agents municipaux, le maire Eric Piolle passe à la vitesse supérieure. Il décide brutalement de fermer trois bibliothèques ainsi que trois « maisons des habitants », structures sociales de proximité dans des quartiers populaires. A cela s’ajoute la suppression de postes de soutien aux enfants en difficulté dans les écoles. La culture, le social et l’éducation sont les 3 sacrifiés d’Eric Piolle.

Un début de conseil municipal agité

Suite à la manifestation contre la loi travail, plus d’une centaine de manifestant-e-s se rendent à la mairie pour demander des comptes aux élu-e-s. Accueillis par des portes closes et la police municipale, la mairie est envahie et la conférence de presse du maire perturbée. Ce dernier n’assumera pas sa responsabilité devant les grenoblois-e-s : ce sont les CRS qui en bas se mettent en position, prêt à donner leur réponse politique, celle de la matraque.

Bien que la majorité municipale grenobloise aime à se présenter comme « alternative », « citoyenne », « anti-austérité » dans les médias nationaux, les faits locaux soulignent bien qu’ils mènent la même politique que les mairies PS ou encore LR.

L’austérité du gouvernement -que nous combattons fermement au quotidien- ne doit pas servir de cache sexe au manque de courage politique et aux choix de la mairie de Grenoble. Au même titre que nous exigeons de Valls le retrait sans condition de la loi travail, nous exigeons d’Eric Piolle l’abandon de ses mesures libérales et la mise en place de vraies politiques sociales pour la population.

Jeudi 9 juin 2016, à Grenoble.