La police cible Solidaires Etudiant.e.s lors du soutien à Théo : nous ne nous laisserons pas intimider !

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Nous étions environ trois cents personnes, ce vendredi 10 février, à manifester contre l’arbitraire policier qui s’est malheureusement abattu cette semaine sur Théo. En tant que syndicalistes nous ne pouvons accepter que les forces publiques se livrent impunément à des tortures sexuelles, quand nous savons déjà toute la violence qui s’abat sur les populations les plus précaires et qui a aussi touché les manifestant.e.s contre la Loi Travail, certains aux prix de leurs yeux. Nous n’acceptons aucune domination, aucune discrimination ou ségrégation entre les travailleur.se.s de ce pays, qu’ils soient employé.e.s ou non, précaires ou étudiant.e.s.

Les sept camarades de notre syndicat qui ont défilé.e.s calmement en solidarité avec Théo ont été victimes d’un contrôle policier abusif à la fin de la manifestation alors qu’ils étaient déjà bien loin de son lieu de dissolution. C’est brutalement que la police s’est livrée à ce contrôle, n’hésitant pas à provoquer et bousculer physiquement les militant.e.s pourtant pacifiques.

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Au final, quelques dégâts matériels et petites blessures dûs à la fouille sans ménagement des forces de l’ordre, et une volonté tenace de ne pas céder à l’arbitraire policier. Pour Théo, pour l’ensemble des victimes des violences policières dans ce pays comme Adama, Zyed et Bouna, nous appellerons prochainement avec d’autres syndicats à une nouvelle manifestation de protestation. Aux discriminations, à la ségrégation, à la brutalité et à la division, nous répliquerons par l’unité de la population, des syndicats d’étudiant.e.s et de salarié.e.s.

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La sélection en Master de psychologie à été voté. [ Communiqué ]

Suite à la loi du 24 décembre instaurant la sélection à l’entrée du master les différents conseils de l’UGA entament l’application de la sélection en Master.

Le jeudi 02/02 le conseil d’UFR du BSHM a voté la mise en place de la sélection en Master dès cette année. À l’exception de notre syndicat, d’un enseignant de sociologie qui ont voté contre et d’une abstention, la totalités des élu-e-s ont voté pour la sélection, y compris les membres de Licorne. Lire la suite

Nos propositions concernant le projet de Maison des Services Etudiants

Solliciter par la vice-présidence étudiante de la COMUE, voici notre courriel énumérant nos critiques et nos propositions en ce qui concerne la construction prochaine d’une maison des services étudiants.

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Bonjour,

Nous avons lu attentivement et avec intérêt les documents de présentation du projet Maison de services aux étudiant.e.s.

La centralisation des multiples services dispersés du CROUS, de la COMUE et de l’UGA nous paraît être une excellente idée. Nous demandons que les diverses associations étudiantes opérant à l’échelle du campus disposent d’un local dans ce bâtiment. Nous émettons une réserve sur la localisation du bâtiment : elle nous paraît trop excentrée par rapport au campus, trop éloignée des facultés de sciences humaines et sociales, lettres et arts, en plein coeur de l’ex-UJF, à côté des sites de l’INPG et de l’ENSIMAG. Une fois de plus, l’UGA montre que la volonté affichée de favoriser la recherche en sciences humaines et sociales, depuis le début de la campagne pour la fusion des universités, est un mensonge et un leurre : les sciences physiques sont largement prioritaires et porteuses d’excellence bien supérieure aux yeux de la direction de l’UGA.

Nous ne nous opposons pas au projet de promotion de l’entrepreunariat étudiant, de la création d’entreprises et de projets professionnels, et l’aide à l’insertion professionnelle. Cependant, nous questionnons les modalités de mise en oeuvre de cette politique : il faut veiller à ce que l’ensemble des secteurs économiques et des entreprises, quelles que soient leur taille et leur renommmée, soient concernés, et pas seulement les secteurs grandes entreprises grenobloises les plus rayonnantes (Schneider, ST-Microelectronics, Minatec, etc…). La recherche fondamentale et appliquée doit être pleinement indépendante et financée directement par l’Etat, indirectement par les impôts des grandes entreprises, et pas placée à la remorque de celles-ci. L’enseignement public ne doit pas non plus devenir purement une formation au travail dans les plus grandes entreprises, et doit conserver une part théorique importante, à la fois pour les capacités d’analyse qu’elle offre dans les contextes professionnels, et pour la formation de citoyens capables de réflexion élaborée.

De plus, nous soulignons le caractère illusoire et dangereux que peut revêtir l’idéologie auto-entrepreneuriale. Loin de l’idéal rêvé d’indépendance individuelle, celui-ci peut souvent se transformer en cauchemar pour l’étudiant qui s’y lance, soumis à des objectifs impossibles à atteindre correspondant aux entreprises, aux clients, qu’il doit servir, en dehors de tout cadre qui assure l’application des règles du Code du Travail.

Parallèlement, nous nous inquiétons de l’impact social de cette politique sur les étudiant.e.s : l’épanouissement personnel et la réalisation des projets personnels est une donnée essentielle de la vie, mais l’Université ne doit pas oublier qu’en tant qu’institution elle a aussi pour mission essentielle de participer à la transmission et la valorisation des valeurs de solidarité et de collectivité, au fil des décennies de plus en plus entamées par les crises sociales et économiques. Cela est la seule garantie que cet épanouissement ne soit pas précaire et illusoire mais réel et viable.

De même, les étudiant.e.s ne sont pas seulement des homo oeconomicus ayant des projets personnels et souhaitant devenir des acteurs.trices économiques, mais aussi des êtres politiques aux niveaux local, national et international : à ce titre, l’Université devrait réfléchir à la manière d’intéresser ses usagers à son fonctionnement et ses évolutions, autrement qu’en leur soumettant au vote le choix du logo de la nouvelle UGA. Le pouvoir décisionnel des étudiant.e.s et le débat politique devraient être davantage encouragés à l’intérieur de l’Université, par l’organisation plus fréquente d’événements publics tels que conférences, discussions, etc… afin de combattre la dépolitisation et l’individualisme la rongeant progressivement.

Enfin, la promotion de la tranversalité des disciplines, de l’innovation collaborative et de l’action territoriale et internationale ne doit pas entraver et occulter les deux missions premières de l’Université, former de futurs professionnels et acteurs politiques ainsi que permettre une recherche scientifique dans de bonnes conditions, pas dans celles offertes actuellement et allant en s’aggravant : manques de chauffage et de climatisation, matériel pédagogique défectueux, personnel enseignant et technique en sous-effectif croissant, salles de cours surchargées ou innovations pédagogiques aux effets désastreux (cours sur DVD, MOOCs, etc…). Au lieu d’être investi dans des projets immobiliers aux noms ronflants, susceptibles d’accroître le rayonnement et l’attractivité de l’UGA, tels que la “Maison de l’innovation et de la créativité”, l’”Espace scénique transdisciplinaire” ou le “Centre européen de recherches en sciences sociales”, l’argent de l’IDEX devrait plutôt servir à maintenir ou améliorer les conditions d’enseignement, de recherche et de travail dans les infrastructures déjà existantes.

Vous souhaitant une bonne réception,

Solidaires Etudiant.e.s Grenoble

Fiches de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s ! L’UGA attaque les plus précaires !

Nouvelle trouvaille de notre chère direction politique de l’UGA : mettre en place des fiches de contrôle de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s. Nous n’avons pas de mot assez dur pour expliquer ce que cela constitue contre les étudiant.e.s les plus précaires. Discriminantes, infantilisantes, facteurs de stress et d’échec, ces pressions envers les plus démuni.e.s qui travaillent à l’université doivent cesser immédiatement !

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Les étudiant.e.s les plus pauvres savent déjà ce qu’est ce privilège précaire d’étudier dans l’enseignement supérieur : leur condition sociale, familiale, le leur rappelle tous les jours ! Elle leur rappelle aussi tous les jours qu’ils doivent travailler s’ils veulent pouvoir manger, se loger et vivre. Car l’échelon de bourse le plus élevé est encore en dessous du taux de pauvreté, plus d’un.e étudiant.e sur deux est salarié.e, un.e sur deux rate ses études et plus d’un quart des étudiant.e.s est pauvre (et encore ces derniers chiffres sont sans doute sous-estimés) !

Ainsi, la nouvelle université fusionnée UGA, présidée par Madame Dumasy c’est : les étudiant.e.s contractuel.le.s non payé.e.s et refus de la mensualisation de leurs salaires, la suppression des primes au petit personnel, le petit gratin des directeurs de service arrosé.e.s à hauteur de 27000 € par personne, la baisse des dotations pour les UFR, la recherche pour l’armement, les contrats publics-privés, les fiches de contrôle pour les boursier.e.s etc … En somme, l’université du fric, de l’indécence, du mépris et de l’intolérance pour les travailleur.se.s, étudiant.e.s ou personnel.le.s !

Non, ce n’est pas par des moyens disciplinaires et autoritaires que nous arriverons à intégrer et faire réussir les étudiant.e.s boursier.e.s dans l’université mais au contraire en les soutenant et en mettant tout en place pour leur permettre de suivre leurs études convenablement. Nous exigeons donc :

  • La suppression immédiate de ces fiches de présence discriminantes à l’égard des étudiant.e.s boursier.e.s.

  • La mise en place généralisée de dispenses d’assiduité pour tout contrat de travail étudiant.

  • Le boycott par les étudiant.e.s et les personnels de ces fiches.

  • Une véritable politique sociale pour les étudiant.e.s les plus précaires mise en place par l’Université s’opposant à la rigueur budgétaire imposée nationalement, et avec une véritable communication d’ampleur faite pour que les étudiant.e.s connaissent leurs droits.

Pour ce qui est du CROUS, nous rappelons les revendications que nous portons à Solidaires Etudiant.e.s :

A court terme : revalorisation immédiate de l’ensemble des échelons de bourse à hauteur de 25 % et multiplication des échelons pour une plus grande progressivité.

A long terme : mise en place d’un salaire étudiant car celui-ci est un travailleur en formation qui a besoin de vivre dignement et indépendamment. Ainsi nous libérerons les énergies intellectuelles et matérielles nécessaires au progrès social !