La sélection en Master de psychologie à été voté. [ Communiqué ]

Suite à la loi du 24 décembre instaurant la sélection à l’entrée du master les différents conseils de l’UGA entament l’application de la sélection en Master.

Le jeudi 02/02 le conseil d’UFR du BSHM a voté la mise en place de la sélection en Master dès cette année. À l’exception de notre syndicat, d’un enseignant de sociologie qui ont voté contre et d’une abstention, la totalités des élu-e-s ont voté pour la sélection, y compris les membres de Licorne. Lire la suite

Nos propositions concernant le projet de Maison des Services Etudiants

Solliciter par la vice-présidence étudiante de la COMUE, voici notre courriel énumérant nos critiques et nos propositions en ce qui concerne la construction prochaine d’une maison des services étudiants.

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Bonjour,

Nous avons lu attentivement et avec intérêt les documents de présentation du projet Maison de services aux étudiant.e.s.

La centralisation des multiples services dispersés du CROUS, de la COMUE et de l’UGA nous paraît être une excellente idée. Nous demandons que les diverses associations étudiantes opérant à l’échelle du campus disposent d’un local dans ce bâtiment. Nous émettons une réserve sur la localisation du bâtiment : elle nous paraît trop excentrée par rapport au campus, trop éloignée des facultés de sciences humaines et sociales, lettres et arts, en plein coeur de l’ex-UJF, à côté des sites de l’INPG et de l’ENSIMAG. Une fois de plus, l’UGA montre que la volonté affichée de favoriser la recherche en sciences humaines et sociales, depuis le début de la campagne pour la fusion des universités, est un mensonge et un leurre : les sciences physiques sont largement prioritaires et porteuses d’excellence bien supérieure aux yeux de la direction de l’UGA.

Nous ne nous opposons pas au projet de promotion de l’entrepreunariat étudiant, de la création d’entreprises et de projets professionnels, et l’aide à l’insertion professionnelle. Cependant, nous questionnons les modalités de mise en oeuvre de cette politique : il faut veiller à ce que l’ensemble des secteurs économiques et des entreprises, quelles que soient leur taille et leur renommmée, soient concernés, et pas seulement les secteurs grandes entreprises grenobloises les plus rayonnantes (Schneider, ST-Microelectronics, Minatec, etc…). La recherche fondamentale et appliquée doit être pleinement indépendante et financée directement par l’Etat, indirectement par les impôts des grandes entreprises, et pas placée à la remorque de celles-ci. L’enseignement public ne doit pas non plus devenir purement une formation au travail dans les plus grandes entreprises, et doit conserver une part théorique importante, à la fois pour les capacités d’analyse qu’elle offre dans les contextes professionnels, et pour la formation de citoyens capables de réflexion élaborée.

De plus, nous soulignons le caractère illusoire et dangereux que peut revêtir l’idéologie auto-entrepreneuriale. Loin de l’idéal rêvé d’indépendance individuelle, celui-ci peut souvent se transformer en cauchemar pour l’étudiant qui s’y lance, soumis à des objectifs impossibles à atteindre correspondant aux entreprises, aux clients, qu’il doit servir, en dehors de tout cadre qui assure l’application des règles du Code du Travail.

Parallèlement, nous nous inquiétons de l’impact social de cette politique sur les étudiant.e.s : l’épanouissement personnel et la réalisation des projets personnels est une donnée essentielle de la vie, mais l’Université ne doit pas oublier qu’en tant qu’institution elle a aussi pour mission essentielle de participer à la transmission et la valorisation des valeurs de solidarité et de collectivité, au fil des décennies de plus en plus entamées par les crises sociales et économiques. Cela est la seule garantie que cet épanouissement ne soit pas précaire et illusoire mais réel et viable.

De même, les étudiant.e.s ne sont pas seulement des homo oeconomicus ayant des projets personnels et souhaitant devenir des acteurs.trices économiques, mais aussi des êtres politiques aux niveaux local, national et international : à ce titre, l’Université devrait réfléchir à la manière d’intéresser ses usagers à son fonctionnement et ses évolutions, autrement qu’en leur soumettant au vote le choix du logo de la nouvelle UGA. Le pouvoir décisionnel des étudiant.e.s et le débat politique devraient être davantage encouragés à l’intérieur de l’Université, par l’organisation plus fréquente d’événements publics tels que conférences, discussions, etc… afin de combattre la dépolitisation et l’individualisme la rongeant progressivement.

Enfin, la promotion de la tranversalité des disciplines, de l’innovation collaborative et de l’action territoriale et internationale ne doit pas entraver et occulter les deux missions premières de l’Université, former de futurs professionnels et acteurs politiques ainsi que permettre une recherche scientifique dans de bonnes conditions, pas dans celles offertes actuellement et allant en s’aggravant : manques de chauffage et de climatisation, matériel pédagogique défectueux, personnel enseignant et technique en sous-effectif croissant, salles de cours surchargées ou innovations pédagogiques aux effets désastreux (cours sur DVD, MOOCs, etc…). Au lieu d’être investi dans des projets immobiliers aux noms ronflants, susceptibles d’accroître le rayonnement et l’attractivité de l’UGA, tels que la “Maison de l’innovation et de la créativité”, l’”Espace scénique transdisciplinaire” ou le “Centre européen de recherches en sciences sociales”, l’argent de l’IDEX devrait plutôt servir à maintenir ou améliorer les conditions d’enseignement, de recherche et de travail dans les infrastructures déjà existantes.

Vous souhaitant une bonne réception,

Solidaires Etudiant.e.s Grenoble

Fiches de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s ! L’UGA attaque les plus précaires !

Nouvelle trouvaille de notre chère direction politique de l’UGA : mettre en place des fiches de contrôle de présence obligatoires pour les étudiant.e.s boursier.e.s. Nous n’avons pas de mot assez dur pour expliquer ce que cela constitue contre les étudiant.e.s les plus précaires. Discriminantes, infantilisantes, facteurs de stress et d’échec, ces pressions envers les plus démuni.e.s qui travaillent à l’université doivent cesser immédiatement !

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Les étudiant.e.s les plus pauvres savent déjà ce qu’est ce privilège précaire d’étudier dans l’enseignement supérieur : leur condition sociale, familiale, le leur rappelle tous les jours ! Elle leur rappelle aussi tous les jours qu’ils doivent travailler s’ils veulent pouvoir manger, se loger et vivre. Car l’échelon de bourse le plus élevé est encore en dessous du taux de pauvreté, plus d’un.e étudiant.e sur deux est salarié.e, un.e sur deux rate ses études et plus d’un quart des étudiant.e.s est pauvre (et encore ces derniers chiffres sont sans doute sous-estimés) !

Ainsi, la nouvelle université fusionnée UGA, présidée par Madame Dumasy c’est : les étudiant.e.s contractuel.le.s non payé.e.s et refus de la mensualisation de leurs salaires, la suppression des primes au petit personnel, le petit gratin des directeurs de service arrosé.e.s à hauteur de 27000 € par personne, la baisse des dotations pour les UFR, la recherche pour l’armement, les contrats publics-privés, les fiches de contrôle pour les boursier.e.s etc … En somme, l’université du fric, de l’indécence, du mépris et de l’intolérance pour les travailleur.se.s, étudiant.e.s ou personnel.le.s !

Non, ce n’est pas par des moyens disciplinaires et autoritaires que nous arriverons à intégrer et faire réussir les étudiant.e.s boursier.e.s dans l’université mais au contraire en les soutenant et en mettant tout en place pour leur permettre de suivre leurs études convenablement. Nous exigeons donc :

  • La suppression immédiate de ces fiches de présence discriminantes à l’égard des étudiant.e.s boursier.e.s.

  • La mise en place généralisée de dispenses d’assiduité pour tout contrat de travail étudiant.

  • Le boycott par les étudiant.e.s et les personnels de ces fiches.

  • Une véritable politique sociale pour les étudiant.e.s les plus précaires mise en place par l’Université s’opposant à la rigueur budgétaire imposée nationalement, et avec une véritable communication d’ampleur faite pour que les étudiant.e.s connaissent leurs droits.

Pour ce qui est du CROUS, nous rappelons les revendications que nous portons à Solidaires Etudiant.e.s :

A court terme : revalorisation immédiate de l’ensemble des échelons de bourse à hauteur de 25 % et multiplication des échelons pour une plus grande progressivité.

A long terme : mise en place d’un salaire étudiant car celui-ci est un travailleur en formation qui a besoin de vivre dignement et indépendamment. Ainsi nous libérerons les énergies intellectuelles et matérielles nécessaires au progrès social !

Charte anti-sexiste adoptée. Retour sur deux ans de lutte

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Cliquez sur l’image pour accéder à la charte

Ce jeudi 1er décembre 2016, la CFVU (commission formation et vie universitaire) de l’UGA a voté pour l’adoption d’une charte antisexiste par l’Université. Cette charte était portée par les élu-e-s de Solidaires étudiant-e-s, de l’UNEF et de L.I.C.O.R.N.E. Seul-e-s les élu-e-s corporatistes d’Interasso ont pris position contre la charte, sous le prétexte qu’elle prévoit des sanctions pour les associations qui ne la respecteraient pas et que le contenu serait « idéologique ». Pour eux défendre le droit des femmes et des minorités à ne pas être considérées comme des marchandises à vendre et ne pas subir de violences est donc « idéologique » ! 

Solidaires étudiant-e-s Grenoble porte depuis maintenant plus de deux ans le projet d’une charte antisexiste, en réponse aux problèmes de discriminations, de harcèlement et de viols dans les soirées étudiantes, ainsi qu’à la communication sexiste réalisée autour de ces soirées par les associations étudiantes. Nous avons mené une lutte autour de ces problèmes avec les collectifs féministes. Nous avons gagné face au BDE de médecine et leur communication sexiste (voir ici et  ou encore  ou ) et avons rédigé une charte qui était sur le point d’être adoptée à l’Université Joseph Fourier. Mais la fusion des Universités lors de la création de l’UGA a repoussé le projet, qui a par la suite été pris en main par le Bureau de la Vie étudiante de l’UGA, dans lequel notre élue pour Solidaires étudiant-e-s a été chargée de projet sur la charte.

Malgré le rejet par le BVE de la version que nous avions proposée initialement, pour repartir de zéro sur une version vide de sens, après de nombreux débats compliqués face aux élu-e-s des associations corporatistes de l’Université, et après de nombreux amendements, nous considérons que la version actuelle de la charte est satisfaisante.

Cette charte contient une définition convenable du sexisme (en distinguant les notions de sexe et de genre) et explicite la façon dont le sexisme s’exprime hors Université et dans l’Université.

Elle propose à l’Université de s’engager à mettre en place des formations sur le thème du sexisme, dont une sur le thème précis de la charte et de la communication non sexiste, et de s’engager à veiller au respect de la charte en mettant en place une instance. L’instance aura suffisamment de marge de manœuvre pour avoir un rôle de médiation en cas de non respect de la charte et proposer des solutions, voire même en dernier recours, des sanctions. Elle oblige les associations étudiantes à s’engager à veiller à une communication non sexiste de leurs événements, à former leurs responsables sur le thème du sexisme, et à faciliter la sensibilisation des étudiant-e-s sur le thème du sexisme. Cependant, nous ne sommes pas dupes et savons parfaitement que cette instance est loin d’être l’ultime solution aux problèmes du sexisme sur le campus, qu’elle sera loin d’abolir le patriarcat ; le syndicat reste présent pour soutenir, défendre, les personnes victimes de violences et sera prêt à mettre la pression sur l’instance si elle ne remplit pas son rôle.

C’est un pas en avant important pour l’égalité entre toutes et tous à l’Université !