Tract : suppression de la compensation

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Communiqué : la fin de la compensation entre les UE ?

Vous trouverez ci-dessous l’expression de notre Fédération Solidaires Étudiant-es, sur l’une des mesures du « Plan Étudiants » ou le projet de loi relative à l’orientation et la réussite de étudiants.

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Comment faire face à cette réforme qui détruit le diplôme du BAC, instaure la sélection à l’entrée de la fac et pénalise les étudiants précaires ?

Rendez-vous mercredi 31/01 à 12h en Galerie des Amphis de l’UGA
pour une Assemblée Générale !

Et le lendemain, le 1/02, une journée d’action nationale aura lieu !
(plus d’informations prochainement)

 

Mardi 28 novembre : Élections des réprésentant-es étudiant-es

Ce mardi 28 novembre ont lieu les élections des réprésentant-es étudiant-es aux conseils centraux de l’Université Grenoble Alpes. Nous présentons 3 listes : 1 au Conseil d’Administration (CA) et 2 au Conseil de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) dans les secteurs Langues Sciences Humaines et Sociales (LSHS) et Droit Économie Gestion (DEG). Les bureaux de votes seront ouverts de 9h à 17h. Pour savoir où voter, connectez-vous sur le portail LEO de l’UGA.

Défendons une université publique, juste et de qualité !

 

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[Mise au point] Oui, c’est bien 19 bibliothèques d’UFR qui sont fermées par la direction de l’UGA (Témoignages des enseignants de Stendhal + Communiqué Intersyndicale étudiante)

Madame Isabelle Cogitore enseignante de latin dans l’UFR de lettres et de langue et chargée de mission pour mettre en place la fermeture et la reconversion de bu en ENT (« Espace numérique de travail » : lisez espace vide dans lequel on a des ordis, des outils numériques, et des « usuels » [dictionnaires, encyclopédie etc]) semble trouver plaisant d’accuser les étudiant.e.s mobilisé.e.s sur l’ARSH de charlatanisme, de divulguer des informations mensongères.

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Etant donné, que nous à Solidaires Etudiant.e.s nous ne sommes pas les habitué.e.s de la démagogie et de la langue de bois version 3.0 administration de l’UGA qui « innove » toujours plus dans ce domaine là, voici la lettre de cadrage (cliquez ici ou sur l’image pour avoir le pdf) que nous avons reçu en tant qu’élu représentant étudiant de la part de la présidence et qui littéralement ordonne (« cadre » c’est plus « soft » pour la novlangue globish de l’université « explore explore more » vous comprenez) la fermeture de 19 bibliothèques avec argument fallacieux du recouvrement – nombre de bouquins en double à la bu d’ufr avec la bu droits-lettres – à l’appui (si nous avions que des « usuels » le taux de recouvrement serait de 100%). Pour info le taux de recouvrement à l’ARSH est de 25%, taux relativement peu élevé qui permet de mettre à disposition au plus près des étudiant.e.s les classiques de leur formation en complétant avec des ouvrages de pointes.

Nous faisons suivre cette lettre de cadrage par le témoignage d’enseignant.e.s de Stendhal opposé.e.s à cette politique ainsi que le communiqué qui vient d’être envoyé par l’intersyndicale étudiante.Sans nom 2

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Communiqué intersyndical étudiante Solidaires Etudiant.e.s, UNEF, CNT, sur la fermeture des bibliothèques de composantes.

Objectifs pédagogiques ou économiques ?

Il y a quelques semaines, la présidence de l’Université Grenoble Alpes a envoyé une lettre de « cadrage » aux divers.es président.es d’UFR, annonçant la fermeture de 19 bibliothèques de composantes ( c’est-à-dire rattachées à un UFR) dans un rayon de 500 mètres autour de la Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres. Un collectif d’étudiant.es de l’ARSH, s’est formé en réponse à cette attaque contre nos conditions d’études et de vie sur l’université. Ce collectif a vocation à devenir plus large et à fédérer les étudiant.es des autres UFR touchées par la fermeture des bibliothèques.

Nous affirmons que si le but de l’Université Grenoble Alpes est d’être un lieu de savoir , de culture et de science ouvert au plus grand-nombre, alors une telle mesure ne peut être que contre-productive. La décision de fermer les bibliothèques de composantes est le fruit d’une politique gestionnaire de l’université qui laisse de côté tout soucis pédagogique, préférant privilégier des mesures économiques au risque d’affecter irrémédiablement nos conditions d’études . La politique de l’UGA contribue ainsi à faire de l’université, non pas un espace ouvert à tou.te.s, mais plutôt une structure élitiste reproductrice et reconductrice des inégalités socio-économiques propres au capitalisme. Au point que la connaissance ne semble plus valoir comme moyen d’ouverture sur le monde et aux autres, mais simplement en vue de satisfaire des demandes industrielles, commerciales ou gestionnaires de gros groupes privés du bassin grenoblois.

La fermeture des bibliothèques de composantes entraînera une indéniable rupture dans le rythme de travail des étudiant.es, nous forçant à faire des aller-retours entre nos UFR respectives et la Bibliothèque centrale pour y chercher des livres qui ne figureront plus forcément dans les rayons ou dans les collections, nous contraignant donc à nous rabattre sur des ressources numériques pas toujours adaptées à nos besoins. Car bien que jouissant d’une image plus « modernes » que les supports imprimés les ressources numériques restent néanmoins très coûteuses, pas toujours nombreuses selon les filières, et bien souvent moins pratiques à consulter que les manuels et ouvrages spécialisés. En compliquant l’accès aux ressources dont nous avons quotidiennement besoin afin de réviser nos cours, préparer nos exposés, nos mémoires ou nos concours, mais aussi en transformant nos UFR en de simples lieux de passages, cette rupture sera la source de l’échec de bon nombre d’entre nous. Les bibliothèques de composantes jouent en effet un rôle évident dans la vie sociale de nos UFR, favorisant les rencontres et la transdisciplinarité, les fermer ne fera que renforcer l’isolement propre au milieu étudiant et ainsi que le cloisonnement disciplinaire. Cette mesure participe de la sorte à l’établissement d’un cadre pédagogique toujours plus impersonnel, anonyme et distant. Cela ne peut avoir d’autres effets que de conduire nombre d’entre-nous à l’exclusion sociale, la solitude, et l’anonymat.

Nous tenons à préciser que notre but n’est pas de nous opposer à l’informatisation des ressources culturelles, mais plutôt de conserver des espaces de travail fonctionnels répondant aux besoins concrets des étudiant.e.s (environ 10 000 livres sont empruntés chaque années à la bibliothèque de l’ARSH par exemple).

En tant qu’organisations syndicales, nous avons donc décidé de mener cette lutte de façon unitaire et déterminée. Et c’est aussi en tant qu’étudiant.es, touché.es par ces mesures d’une rare violence, que nous nous opposons catégoriquement à cette décision, et réclamons le maintien de ces bibliothèques, qui offrent à l’ensemble d’entre-nous un cadre de travail confortable, fonctionnel, et chaleureux, garantissant à la fois la qualité des enseignements et la réussite de nos études.


Nous appelons unanimement à une assemblée générale le Mercredi 25 octobre à 12h
Les syndicats étudiants : UNEF, CNT et Solidaires Etudiant.e.s.


Témoignage des enseignants Filippo Fonio, MCF en études italiennes, Thierry Soubrié, MCF en sciences du langage, Bertrand Vibert, PR en littérature française.

Avec la fin annoncée des bibliothèques de composantes, la désertification du bâtiment Stendhal est en marche

Cela fait maintenant plusieurs années que les bibliothèques de composantes de l’ex-université Stendhal sont sur la sellette. Les raisons invoquées dans les différentes réunions auxquelles nous avons pu participer depuis quatre ans sont le plus souvent d’ordre budgétaire, aspect qui s’est d’autant plus renforcé depuis la mise en place du plan de retour à l’équilibre, et « bâtimentaires », puisqu’il s’agit de trouver des espaces pour aménager de nouveaux bureaux.
Depuis près de trois ans maintenant, différents projets de restructuration se sont succédé, allant du  simple « réaménagement et de l’exploitation optimale du rez-de-chaussée du bâtiment C » (comme le précise la lettre de cadrage initiale en 2014), à la construction d’une extension au bâtiment Stendhal qui aurait fait passer la surface dédiée à la documentation de 1194 m2 à 1420 m2 (selon l’étude de programmation de Initial Consultants). Ces différentes options, après plusieurs mois de réunions et de consultations, ont toutefois été une à une rejetées en raison de leur coût.
Le projet actuel de l’UGA est de fusionner les trois bibliothèques lettres et arts du spectacle, sciences du langage et langues (à noter que les bibliothèques de langues et d’anglais ont déjà fusionné en 2013) en une seule, dans les locaux actuellement occupés par la nouvelle bibliothèque Bulles qui, rappelons-le, est le résultat de la fusion des bibliothèques de lettres et arts du spectacle et de sciences du langage qui a eu lieu juste avant les vacances d’été. L’espace alloué à la documentation dans le bâtiment Stendhal serait considérablement réduit. Quant au nombre de documents, qui est actuellement, sur les trois bibliothèques, de 100 000, il passerait à 25 000 (tel est en tout cas le chiffre annoncé lors de la dernière réunion du groupe de travail « bibliothèque » pour le projet Smart Campus qui a eu lieu le 24 mai dernier).
Derrière cette réduction drastique des surfaces et du nombre de documents, se cache la volonté de remplacer à court terme les bibliothèques par un « Learning Center », sans que l’organisation et les fonctions de cette espace n’aient jamais été précisées (cf. article du 14 juillet dernier paru dans Place Gre’Net : “Débat au sein de l’UGA : “l’avenir incertain des bibliothèques de composantes inquiète les syndicats”). Tout juste peut-on lire dans la lettre de cadrage dont il a déjà été question (2014) que ce nouveau lieu devrait permettre de « soutenir les étudiants dans leur processus d’acquisition des connaissances dans un espace d’apprentissage ouvert et numérique, mêlant travail et échanges sociaux ».
C’est sans aucun doute le terme « numérique » qui doit retenir ici notre attention, tant il a pu être présent ces derniers temps dans les échanges que nous avons pu avoir avec l’équipe présidentielle. Exit l’imprimé, sans doute démodé, bienvenue au numérique, présenté comme une solution à tous les problèmes, notamment en termes de stockage et d’accès aux ressources. N’est-ce pas un choix étonnant à l’heure où les universités, dans plusieurs pays, protestent et s’unissent parfois, contre l’augmentation du montant exponentiel des abonnements aux revues électroniques ? Sans compter que, contrairement aux documents imprimés, les documents numériques ne sont pas pérennes. Lorsqu’un abonnement à une revue n’est pas renouvelé par exemple, tous les numéros acquis précédemment ne sont plus disponibles. Le numérique ne doit pas être conçu comme une offre concurrente de l’imprimé, mais comme une offre complémentaire, à laquelle il convient de réfléchir.
L’avenir des bibliothèques de composantes est menacé. Lise Dumasy le reconnaissait elle-même lors du dernier conseil de la documentation : « nous n’avons pas les moyens nécessaires pour conserver les bibliothèques de composantes ».
Ce ne sont pas seulement des espaces de consultation que nous sommes sur le point de perdre, mais également :
  • un service personnalisé d’accompagnement à la recherche d’informations ;
  • une expertise fine dans nos domaines d’enseignement et de recherche ;
  • une bibliothèque de l’apprenant, constituée de ressources à destination des apprenants de français langue étrangère, classée par niveaux de langue ;
  • des ateliers d’écriture ;
  • des ateliers de conversation ;
  • des séances de cinéma accompagnées de discussions critiques ;
  • des projets pédagogiques et culturels personnalisés ;
  • etc.
Les bibliothèques de composantes jouent un rôle important dans la socialisation des étudiants et le développement d’un sentiment d’appartenance à l’université. C’est ici que se créent également des relations différentes entre étudiants et enseignants, proches de l’entraide et du compagnonnage, des formes de socialisation propres à faire évoluer la forme scolaire qui corsète encore bien souvent la relation pédagogique à l’université.
Il est à craindre que la désertification du bâtiment Stendhal soit en marche.

Filippo Fonio, Thierry Soubrié, Bertrand Vibert
 

 

Justice pour Mamadou Barry !

En tant que syndicat étudiant, nous souhaiterions signaler la situation de M. Barry. En effet, en France depuis trois ans, Mamadou Barry doit être expulsé en Guinée sous peu, étant présentement détenu en centre de rétention administratif à Lyon, après une arrestation basée sur un contrôle d’identité arbitraire.

Lire le communiqué

 

 

JUSTICE POUR MAMADOU BARRY !