« Pour la levée de l’état d’urgence, pour la solidarité entre les peuples », meeting le 28 janvier à 12h au campus !

meeting état d'urgence

 

Pour la levée de l’État d’Urgence !
Pour la solidarité entre les peuples !

Meeting unitaire jeudi 28 Janvier 2016 à 12h, organisé par Solidaires Étudiant.e.s Grenoble, Sud Education académie de Grenoble, Alternative Libertaire Grenoble, NPA Jeunes 38, Uec Grenoble, Lutte Ouvrière et des individus autonomes.
AMPHI 2 ARSH
et manif le samedi 30 janvier à 14h30 Caserne de Bonne
Evénement facebook (invites-y tes ami-e-s !)

Personne n’a pu y échapper, depuis les tragiques attentats du 13 novembre la France serait en état de guerre, « sous régime d’urgence face à la barbarie » selon les mots de l’État
français. Rien de nouveau sous le soleil pourtant : nous subissons les plans vigipirate depuis 1995 et les lois sécuritaires s’empilent. Pourtant, face au quasi-consensus
médiatique et politique, la réalité commence à se révéler aux yeux de tout·es : l’état d’urgence est surtout une atteinte féroce et absolument inacceptable contre nos libertés individuelles et collectives, et contre nos droits. Nous proposons aux étudiant·es et personnels de venir débattre lors d’un meeting pour la levée de l’état d’urgence et afin de préparer la mobilisation nationale du 30 janvier.

L’État d’Urgence, qu’est-ce que c’est ?

Une mesure exceptionnelle qui a été réformée par les député·es fin novembre, qui octroie des pouvoirs cruciaux à l’exécutif et aux forces de polices qui, sous prétexte de sécurité, abusent de leur prérogatives. Organiser et participer à une manifestation, produire du bio, être racisé·e (par exemple en étant perçu et étiqueté par les policiers comme « arabe », « noir » ou prétendu « musulman ») … peuvent être considérés comme des dangers pour l’État. Les préfet·tes peuvent dissoudre des groupes ou associations sans
autorisation de justice. Censée être un outil dans la lutte contre le terrorisme, la première application de l’état d’urgence a été de s’en prendre aux grévistes d’Air France pour avoir… déchiré une chemise !

L’État d’urgence, pour oublier des tas d’urgences !

Cet état d’urgence vise d’abord les personnes racisées, sans-papiers, militantes. Plus encore, tout le monde est concerné. Nous vivons une montée du racisme et de l’islamophobie, les mouvements sociaux et syndicaux sont réprimés (COP 21, solidarité internationaliste avec les réfugié·es ou la Palestine, travailleur-euses en lutte comme a Goodyear ou Air France…) Tout peut être sujet à assignation à résidence, gardes à vues, fichage, perquisitions arbitraires et souvent violentes, ou poursuites judiciaires, pressions pour licenciement…
Pendant ce temps, les parlementaires votent l’augmentation de l’âge de départ à la retraite à 63 ans, la SNCM est privatisée, les licenciements continuent, les attaques contre le Code du Travail s’amplifient.
Il est significatif que le gouvernement reconnaisse lui-même l’inefficacité de ses mesures pour dissuader les terroristes, comme avec la déchéance de la nationalité française. Il se défend en disant que ce serait avant tout une mesure symbolique. C’est tout un symbole en effet : après avoir appelé
ses électeurs à faire « barrage au FN », il pioche directement dans les poubelles de Le Pen et en applique directement le programme.
Face à ce gouvernement qui fait tout pour désigner des ennemi·es intérieur·es, et renforce la militarisation des polices (notamment le port d’arme en dehors du service), et qui vise à pérenniser cet état d’urgence qui ne sera plus exceptionnel, nous sommes assigné·es à résistance!

Stop aux bombardements, soutien aux peuples en lutte

Dans le même temps, nos gouvernements réduisent les droits sociaux et les libertés fondamentales, alimentent la xénophobie institutionnelle et bombardent aveuglément en Syrie– bombardements qui se sont révélés inefficaces. Et ce sont là aussi les populations civiles qui en sont les premières victimes, condamnées à survivre sous la terreur ou à fuir au risque de leur vie.
En Syrie et ailleurs, ce sont bien les politiques impérialistes des puissances occidentales -dont la France- qui sont l’une des causes premières du terrorisme, par quel tour de passe-passe voudrait on utiliser ce dernier pour justifier le renforcement de ces pouvoirs meurtriers ?
Nous nous refusons à participer à ce marchandage entre droits et sécurité. Ici comme à Paris, en Irak ou en Syrie ce sont les peuples qui payent le prix alors que d’autres, à la tête de l’État et de grandes sociétés multinationales, font du trafic d’armes sur fond d’intérêts géostratégiques, et gagnent des milliards sur la mort de centaines de milliers de vie. Non,
décidément, ces guerres ne sont pas les nôtres.

Reprenons l’initiative !
Meeting unitaire pour la levé de l’État
d’Urgence
28 Janvier 2016 à 12h Amphi 2 bâtiment ARSH
campus de Saint-Martin d’Hères
et
MANIFESTATION LE 30 JANVIER 2016 à 14h30 départ Caserne de Bonne

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Actualités de la campagne antisexiste de Solidaires Étudiant-e-s dans les universités de Grenoble

Communiqué de presse du lundi 4 Mai 2015.

Actualités de la campagne antisexiste de Solidaires Étudiant-e-s dans les universités de Grenoble

Depuis l’annulation de la soirée étudiante organisée par l’Association des Étudiants en Médecine de Grenoble (AEMG) du fait d’une communication ouvertement sexiste, Solidaires Étudiant-e-s Grenoble a réussi à impulser une dynamique antisexiste sur le campus grenoblois. Le syndicat s’est chargé d’écrire une charte dont le but est la prise de conscience des cercles associatifs étudiants ainsi que les autres acteurs et actrices de l’université sur ces thématiques.

L’accueil de notre proposition de charte par les instances universitaires nous semble encourageant au vue des contacts que nous avons pu avoir avec les services de l’Université Joseph Fourier et avec l’administrateur provisoire de la communauté d’universités et établissements (COMUE) qui a inscrit la charte dans son agenda de travail1. La charte a également été présentée aux sein du CFVU de l’IEP de Grenoble par notre élu étudiant dans cette instance. Nous attendons donc des actes tangibles de la part des institutions universitaires pour adopter la charte dans les mois à venir.

Nous ne sommes cependant pas dupes quant à l’efficacité concrète de l’adoption de cette charte. Nous savons très bien que le changement des mentalités n’interviendra pas avec la seule adoption de cette charte et nous continuons le travail de terrain qui nous semble être une activité essentielle sur les problèmes liés au sexisme que pose le système patriarcal.

Enfin, notre lutte contre le patriarcat ne se limite pas seulement à la surveillance et à la lutte contre les dérives des associations étudiantes mais vise aussi à sensibiliser le plus grand nombre d’étudiant-e-s à ces questions. Dans ce cadre, nous organisons une projection du film Pride, avec des intervenant-e-s de l’association LGBTQIAP+2 «Cigale», le jeudi 21 mai à 17h dans l’amphithéâtre ARSH 1, sur le campus grenoblois.

Contacts presse :

Par mail : solidaires.etudiants.grenoble@gmail.com

Par téléphone : 07 – 81 – 00 – 51 – 63

1

Nous avons par ailleurs offert pour information des exemplaires du guide du collectif de lutte antisexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur (CLASCHE) qui sont disponible ici : http://clasches.fr/harcelement/sensibilisation/guide

2

Lesbiennes Gays Bi-e-s Trans Queer Intersexes Asexuel-le-s Pansexuel-le-s et autres orientations et identités de genre stigmatisées

À Grenoble comme ailleurs, la police n’a pas à cibler les manifestant-e-s ! Qu’elle s’occupe donc des patrons délinquants !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE UNITAIRE – contact : solidaires.isere@orange.fr

Grenoble, mercredi 15 avril 2015.

Le jeudi 9 avril 2015, Solidaires, la CGT, FO et la FSU appelaient à une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle dans tout le pays contre la loi Macron, contre l’austérité et pour de réelles politiques sociales.

À Grenoble, une manifestation avait notamment été appelée le matin sous ces mots d’ordre de l’intersyndicale, avant le défilé de l’après-midi. Elle a réuni plus de 400 personnes dans un cortège motivé et dynamique.

Il est environ 12h30, rue Émile Gueymard à Grenoble, lorsque les policiers déploient en trombe trois fourgons de police nationale soutenus par deux véhicules banalisés de la BAC et se jettent sur un manifestant présent au défilé qui vient de se rassembler devant la gare de Grenoble.

Cette charge policière, d’une réelle violence, avait pour but d’embarquer sans ménagement à l’Hôtel de Police un militant du syndicat Solidaires. De nombreux témoins et militant-e-s ont été matraqué-e-s, étranglé-e-s, jeté-e-s à terre sans motif pendant cette interpellation brutale.

Un rassemblement spontané d’une cinquantaine de personnes s’est formé devant l’Hôtel de Police pour exiger la libération immédiate du militant. Il a finalement été relâché après avoir subi pendant deux heures un contrôle d’identité et reçu une convocation ultérieure au commissariat.

Les organisations politiques et syndicales présentes condamnent ces agissements policiers injustifiés et l’usage sans discernement d’une violence disproportionnée. Il est pour nous totalement intolérable de voir les forces de l’ordre intervenir avec une telle brutalité.

Aujourd’hui en France, la répression des militant-e-s et des syndicalistes est récurrente : à Toulouse, un militant de Solidaires Étudiant-e-s a également été interpellé suite à une manifestation contre les grands projets inutiles et condamné sans preuve à 2 mois de prison ferme, 4 avec sursis et une amende. D’autres personnes ont également été condamnées pour avoir manifesté. 6 mois après le meurtre impuni de Rémi Fraisse, nous exigeons leur libération et participerons à encourager, créer et soutenir les initiatives de solidarité à leur égard.

Nous déclarons notre solidarité avec toutes les victimes des violences policières, avec les nombreux manifestant-e-s mutilé-e-s notamment par l’usage du flashball comme le pompier isérois Quentin Charron, et avec les militant-e-s emprisonné-e-s ; nous appelons les agents de police à refuser d’intervenir contre le mouvement social.

Car tandis que les patrons voyous pillent les services publics, pratiquent massivement la fraude fiscale et sont les premiers responsables du travail forcé et/ou dissimulé, tandis que les pouvoirs publics laissent à la rue dans la misère des milliers de personnes sans appliquer la réquisition légale des logements vides, celles et ceux qui sont visé-e-s par les contrôles et les violences, ce sont les manifestant-e-s, pas les délinquant-e-s en col blanc !

Nos luttes sont légitimes ! Notre solidarité est notre force !

Premiers signataires : Solidaires Isère, Précaires Solidaires, Sud PTT, Sud Rail, Solidaires Etudiant-e-s Grenoble, Sud Météo, Sud Education, C.I.I.P, la Patate Chaude, Alternative Libertaire, PCOF, PRCF, Nouveau Parti Anticapitaliste, NPA Jeunes, Mouvements des jeunes Communistes de l’Isère, JC Fontaine, Parti de Gauche de l’Isère, Ensemble-Isère, Les Alternatifs…

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L’université étouffe le problème du sexisme!

Mardi 24 mars 2015

SAINT-MARTIN-D’HÈRES – SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S GRENOBLE DÉNONCE UNE SOIRÉE DE MÉDECINE« L’université étouffe le problème du sexisme »

«On compte que 20 % des étudiantes se sont faites ou se feront agresser de manière sexiste au cours de leur cursus. Et elles sont découragées de porter plainte par l’administration, surtout lorsque l’agresseur est un prof. » Lisa Cérezal, militante du syndicat Solidaires Etudiant-e-s Grenoble, dresse un constat sans compromis. D’après elle, aucune étude n’a été menée sur le sexisme à l’université depuis 2000. « Ce sujet dérange. L’université, poussée à l’excellence, et particulièrement à Grenoble avec le regroupement des filières qui va rapporter gros, étouffe le problème. Il ne faudrait pas entacher la réputation des facultés ! Il y a un véritable désengagement gouvernemental. »

Alors, Lisa Cérezal ne compte pas se taire ni laisser faire. Lorsque le BDE (Bureau des étudiants) de médecine lance la communication de sa soirée (initialement prévue le 27 mars), la militante sort de ses gonds. « Ils ont fait une comm’ scandaleuse : “Cette petite sauterie, où coule à flot bière et tout autre fluide corporel”… “Inspirée des plus grandes œuvres cinématographiques françaises (# Marc Dorcel), des plus grands acteurs comme notre cher Rocco ou la charmante Katsuni, cette beuverie saura dévergonder la plus prude des nonnes…”. Un jour, je suis allée à une de ces soirées, pour voir. Les femmes doivent y prouver leur intelligence. Il y a des “prudes” ou des “putains”, c’est comme cela qu’elles sont cataloguées par leurs pairs masculins… Et tant pis si ces dernières ne veulent pas être “touchées”, elles le seront quand même », se scandalise-t-elle.

Une véritable avancée avec la charte anti-sexisme

Mais Lisa Cérezal se réjouit de la tournure qu’ont pris les événements des derniers jours. « Nous nous battons tout le temps contre ces soirées. Habituellement, on nous reçoit très mal, cela va jusqu’aux insultes et menaces. Cette fois-ci, le BDE médecine, qui a changé de présidence, a compris. Au début, ils ont prétexté une mauvaise comm’, un humour potache, un besoin de décompresser. Mais après avoir retiré leur campagne d’affichage, ce qui nous convenait, l’administration leur a en plus demandé d’annuler la soirée ». Solidaires Etudiant-e-s Grenoble a pu même entamer un travail avec le BDE. « Nous nous sommes rencontrés et ils ont signé et amendé notre charte anti-sexisme. Celle-ci a été présentée au doyen de médecine. Cela prouve leur bonne foi ». Cette action pourrait aller beaucoup plus haut, jusqu’à la région. « C’est la première fois qu’on nous entend comme ça ».

Parce que le syndicat ne souhaite pas être « dans la sanction. Nous proposons des formations, nous rappelons que le sexisme, le patriarcat… tue chaque jour. Il faut se donner les outils de le combattre ».

À presque 20 ans, Lisa Cérezal est une vraie militante, formée par un père « qu’on a trop souvent qualifiée de gauchiste, alors que c’est le seul dans le milieu montagnard à faire du social… ». D’une maturité forgée par le rejet de la différence – « j’étais plutôt mal vue », la jeune femme, étudiante en Lettres modernes, a trouvé dans le syndicat le lieu de son épanouissement : « J’essayais, dans mon lycée, de faire des choses pour les autres. Mais seule, on n’y arrive pas. Là, on peut réellement lutter pour l’amélioration de la société, des étudiants et des travailleurs ».

Solidaires Etudiant-e-s Grenoble, qui compte sur un noyau dur d’une trentaine de militants – « des vrais, de tous les jours, parce qu’on refuse les cartes fantômes » – lutte contre le sexisme à l’université mais vient aussi en aide aux étudiants vivant dans la précarité, aux sans-papiers… « Notre mot d’ordre : “pour une université publique, gratuite, laïque, critique et populaire”. »

Vous pouvez contacter Solidaires Etudiant-e-s Grenoble au 07 81 00 51 63.

Par Katia CAZOT K.C. | Publié le 23/03/2015 à 06:00